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    Les marbres du Parthénon resteront au Royaume-Uni

    Athènes — La Grèce n’a pas grand-chose à espérer des règles européennes de rapatriement des biens culturels volés pour récupérer les marbres du Parthénon en cas de Brexit, selon la réponse de la Commission européenne à un député grec. Stelios Kouloglou, élu du parti de gauche Syriza au pouvoir, avait demandé à la Commission dans une question écrite si, avant le Brexit, elle comptait récupérer auprès du Royaume-Uni, où elles sont exposées au British Museum à Londres, les frises du Parthénon emportées par le diplomate britannique lord Elgin au début des années 1800, alors que la Grèce faisait partie de l’Empire ottoman. M. Kouloglou demandait aussi si la Commission jugeait appropriée la directive sur la « restitution de biens culturels ayant quitté illégalement le territoire d’un pays de l’UE », qui ne s’applique qu’aux biens ayant quitté leur pays d’origine « à partir du 1er janvier 1993 ». Dans sa réponse datée de mardi, le commissaire à l’Éducation et à la Culture Tibor Navracsics n’évoque pas le futur Brexit et ne fait que rappeler le champ et les limites des deux directives existantes en la matière, notamment la date du 1er janvier 1993, pour conclure « qu’aucune de ces deux directives ne s’applique » aux marbres du Parthénon. Lord Elgin avait toujours soutenu que les autorités ottomanes lui avaient donné l’autorisation d’emporter les frises, que le Parlement britannique a achetées en 1816 pour les donner au British Museum.













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