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    Juste pour rire

    Passion «stand-up»

    Si le «stand-up» est la passion de Simon Gouache, sa vocation lui est pourtant venue sur le tard.
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Si le «stand-up» est la passion de Simon Gouache, sa vocation lui est pourtant venue sur le tard.

    Simon Gouache aime tellement le stand-up que, à la maison, ce n’est pas de la musique qu’il écoute, mais des numéros d’humour. « J’aime le son de quelqu’un qui parle dans un micro, puis la foule qui réagit. Ce rythme-là me fait vibrer ! » confie l’humoriste, qui a assuré la première partie des Heures verticales de Louis-José Houde.

     

    Si le stand-up est sa passion, sa vocation lui est pourtant venue sur le tard. Fils de parents médecins, il croyait pouvoir suivre ce chemin tout tracé, comme son frère psychiatre. Ses notes ne le lui permettant pas, il s’inscrit à l’École nationale de l’humour, dont il obtient un diplôme en création humoristique en 2007.

     

    « À l’École, je ne voulais pas faire d’humour nécessairement. Pour moi, c’était comme un cours de poterie : j’avais deux ans pour penser à ce que je pourrais faire. J’ai toujours aimé l’humour, mais je ne croyais pas que c’était ma voie. Pour la première fois, je rencontrais des gens créatifs, qui s’amusaient, qui faisaient confiance à la vie. Ça m’a vraiment fait du bien. La première fois que j’ai fait du stand-up, que j’ai parlé en moi-même à un public, là, j’ai pogné de quoi ! »

     

    De retour après la publicité

     

    Issu d’un milieu aisé, Simon Gouache a trouvé difficile de cumuler les petits boulots pour survivre à sa sortie de l’École. Un coup de téléphone de l’agence de publicité Taxi, où il travaillera durant deux ans, changera son destin.

     

    « J’ai adoré travailler en publicité. Si je n’avais pas cette passion pour le stand-up, j’aurais pu faire ça toute ma vie. La publicité m’a donné une confiance extraordinaire ; je suis devenu adulte grâce à la publicité. Toute mon adolescence a été chamboulée par l’anxiété et ce que j’allais faire de ma vie. »

     

    Outre une occasion en or de fourbir sa plume, la publicité a été salvatrice pour le jeune fendant — c’est lui qui le dit ! — qu’il était à l’époque : « J’y ai complètement appris l’humilité ; je dois beaucoup à la publicité, particulièrement à Rémi, mon directeur artistique, qui m’a cassé juste au bon moment. Il faut faire attention quand on a trop confiance en soi. »

     

    Après quelques contrats d’écriture alimentaires pour la télévision, Simon Gouache s’est senti prêt à consacrer tout son temps à la scène. Ce qu’il fait maintenant depuis quatre ans.

     

    Influences américaines

     

    « Avant de rencontrer Louis-José Houde, dont j’ai vu le premier spectacle quand j’avais seize ans, j’ai beaucoup été influencé par l’humour américain du fait qu’il n’y a aucun artifice. Ce qui a été un déclic dans ma carrière, c’est quand j’ai compris que l’important, c’est que ton idée soit drôle », se remémore Simon Gouache.

     

    L’humoriste, en rodage de son premier one-man-show, poursuit : « La deuxième chose que j’ai apprise, c’est qu’aucun sujet n’est surexploité. Ce que j’aime faire, c’est prendre des sujets vraiment usés, comme les relations hommes-femmes, en amenant une nouvelle observation sociale, un point de vue différent, une idée originale. Souvent, 90 % des stand-up américains, c’est la même chose. Ce n’est pas le sujet qui est important, mais le traitement, l’angle, la recherche derrière le propos, la façon de se démarquer. »

     

    Miser sur ses faiblesses

     

    La troisième chose que le stand-up américain a apprise à Simon Gouache, c’est que celui-ci était beaucoup plus personnel que l’humour en général, que les humoristes américains mettaient en avant leurs faiblesses et que cela devenait leur force. Très anxieux dans la vie, ayant des tocs, l’humoriste n’a plus du tout envie de se cacher sur scène.

     

    « Ma faiblesse, c’est de toujours me demander pourquoi je n’arrive pas à faire ce que les autres font. En allant vers ça, je me suis rendu compte que beaucoup de gens pensaient comme moi. En transformant mes faiblesses en forces, tout mon matériel, ma façon d’être sur scène et mon contact avec le public ont changé. Je parle de moi, mais je parle de tout le monde en même temps. Et quand tu parles de toi, aucun sujet ne peut s’épuiser. »

     

    En marge de son one-man-show, Simon Gouache participera au gala Juste stand-up : « À mon premier gala, j’étais terrorisé. Là, j’en suis à mon septième ou huitième gala, et ça ne me stresse plus : j’ai hâte ! »

    Simon Gouache / Gala Vidéotron Juste stand-up animé par Patrick Groulx
    18 juillet, Place des Arts, 5e salle / 21 juillet, Place des Arts, salle Wilfrid-Pelletier












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